Archives mensuelles : décembre 2017

Combien gagnent les finalistes des WSOP en réalité ?

Les joueurs de poker professionnels font rêver de nombreux adeptes de ce jeu à travers le monde. Ils incarnent en effet un idéal tant dans leur carrière que dans leur style de vie. Malgré leur célébrité, il existe cependant une partie d’entre eux qui déchainent les passions. Ils sont même érigés au statut de légende par certains. Il s’agit bien entendu des vainqueurs des WSOP. Leur victoire leur a permis d’imposer leur talent, mais aussi d’encaisser un gros chèque. Ce dernier soulève d’ailleurs de nombreuses controverses et il alimente diverses rumeurs. Pour mettre fin à ces dernières, focus sur les gains réels des vainqueurs des WSOP.

Les Américains et leur taxe

Comme dit précédemment, les gains aux WSOP se révèlent toujours exceptionnels. Ils peuvent d’ailleurs atteindre facilement la barre du million de dollars. Malheureusement, ces gains sont toujours imposables. Les taxes appliquées peuvent d’ailleurs se révéler particulièrement lourdes. Aux États-Unis, par exemple, elles divisent régulièrement les gains des champions par deux. Pour prendre un cas concret, il est possible de s’attarder sur celui de Scott Blumstein. Sa victoire au WSOP lui a permis d’encaisser 8 150 000 dollars. Cependant, une fois les taxes payées, il s’est retrouvé avec « uniquement » 4 310 571 dollars. Bryan Piccioli figure aussi parmi les joueurs qui illustrent parfaitement la lourdeur des impôts. Sa victoire lui a permis de décrocher 1 675 000 dollars. Il n’a cependant empoché que 791 023 dollars. Ses taxes s’élèvent ainsi à 47,23 %. À noter que lors de l’édition 2017 des WSOP, le Fisc américain aurait récolté près de 6,4 millions de dollars. Il reste ainsi le plus grand vainqueur de ces compétitions.

En dehors des États-Unis

Les gains aux WSOP sont toujours soumis au système de taxation du pays d’origine du vainqueur. Les joueurs étrangers peuvent ainsi échapper aux taxes de 47 %. Certains comme Benjamin Pollak, Antoine Saout et John Hesp, réussissent même à conserver l’intégralité de leur gain. Ils ont en effet choisi de se réfugier dans des paradis fiscaux. À noter que dans le cas de Benjamin Pollak, le système fiscal anglais lui permet de ne payer qu’un centime de taxe sur 10 millions de dollars de gain.